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Tanella Boni

Professeur de philosophie
Université Cocody
Genre et insécurité féminine en Afrique
01 décembre 2010 - 30 juin 2011
Études sur le genre
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Tanella Boni est professeur de philosophie à l’université de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire, poètesse, romancière et essayiste, auteure d’une vingtaine d’ouvrages. Elle a suivi une classe préparatoire (hypokhâgne et khâgne) à Toulouse et à Paris ; obtenu un doctorat de troisième cycle en philosophie en 1979 (« L’objet, le statut et la place de la théologie chez Platon et Aristote ») ; puis un doctorat d’Etat en 1987 (« L’idée de vie chez Aristote ») à l’université Paris-Sorbonne. Elle a été directrice du département de philosophie à l’université de Cocody de 1982 à 1984 ; rédactrice en chef des Annales de Lettres de 1986 à 1993 et vice-doyenne de la Faculté des Lettres de l’université de Cocody entre 1993 et 1997. Directrice de programme au Collège international de philosophie (Paris) de 1992 à 1998, elle fut, en outre, directrice de la francophonie au ministère ivoirien de la Culture de 2000 à 2002. Elle est membre du Réseau international des femmes philosophes (2007) et du Comité directeur de la FISP (Fédération internationale des sociétés de philosophie) depuis août 2008. Ses centres d’intérêt sont la question féminine et le genre, les droits humains, les arts et cultures, les rapports entre éthique et politique, la place de l’Afrique dans la mondialisation.

Le mot « genre » est utilisé aujourd’hui par des experts en développement et des chercheurs  comme une clé qui ouvrirait toutes les portes et rendrait les femmes moins pauvres, éduquées, puissantes, influentes et savantes. Mais, en utilisant ce concept, savons-nous de quoi nous parlons ? Les femmes comme actrices de changement, de cohésion sociale, comme productrices de sciences et de sens restent souvent « invisibles ». Si le concept est largement accepté – avec ses limites – par les sciences humaines et sociales, en philosophie, les Africaines semblent doublement oubliées en tant que sujet d’études et en tant qu’auteurs. Ce projet, prenant appui sur des recherches sur la citoyenneté en Afrique, la créativité, la mobilité, la justice de genre et le genre en rapport avec la globalisation, est une contribution au débat autour de la question féminine en Afrique. Il met en exergue l’idée d’insécurité féminine comme levier de l’action et de la pensée des Africaines.

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