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Ruptures technologiques

15 jui 2026 18:00 - 20:00
Institut d'études avancées de Paris
Salles des Gardes - 1er étage
Hôtel de Lauzun
17 quai d'Anjou
75004 Paris
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Présentation de la séance

Pour cette dernière séance, nous examinerons les ruptures technologiques, qui, pour certains, pourraient modifier l’espèce humaine ou le fonctionnement du cerveau, et, pour d’autres, représenter une véritable révolution d’émancipation humaine.

Animée et organisée à l'initiative de Bettina Laville, présidente de l’IEA de Paris et conseillère d’Etat honoraire, cette séance sera avec la participation de Francis Jutand, vice président de la Société Française de Prospective, ancien directeur scientifique puis ancien directeur adjoint de l'Institut Mines-Télécom et de Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, membre senior de l’Institut Universitaire de France, président du Conseil éthique et déontologique de l’IEA de Paris.

Présentation des intervenants 

Francis Jutand 
Diplômé de l'École normale supérieure de Cachan (agrégation en physique appliquée en 1974 et DEA d'optique en 1975), il a travaillé dans le domaine de la formation et de la recherche en numérique à Télécom Paris, puis a dirigé Télécom Bretagne. Il a été Directeur scientifique du Centre de R&D d’Orange, du département numérique du CNRS, de l’Institut Télécom puis de l’IMT dont il a été ensuite Directeur Général Adjoint en charge de la stratégie et du développement. Il a présidé le Conseil Scientifique Numérique de l’ANR. Il a créé le pôle de compétitivité Cap Digital et a été à la création de l’Institut Carnot Télécom et Société Numérique. Il a été membre du Conseil national du Numérique et est l'éditeur de l'ouvrage collectif La Métamorphose numérique. Vers une société de la coopération et de la connaissance.

Impliqué dans le numérique, les infrastructures, les données, l’intelligence artificielle, les usages, Il est un des fondateurs de la Chaire sur « les données personnelles et les identités numériques » et de la chaire sur » l’Economie des Communs de Données » de l’IMT.

Aujourd'hui vice-président de la Société Française de Prospective, il travaille sur la transmutation numérique de la société, l'IA et ses impacts, et vient de publier le rapport L'IA des Lumières, publié pendant le Sommet international sur l’intelligence artificielle et labellisé AI Action Summit et réalisé avec le soutien du pôle Cap Digital.

Jean-Gabriel Ganascia
Professeur d'informatique à la faculté des sciences de Sorbonne Université, Jean-Gabriel Ganascia mène ses recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire d'Informatique de Paris 6 (LIP6), où il dirige l'équipe ACASA (Agents cognitifs et apprentissage symbolique automatique). Spécialiste reconnu d'intelligence artificielle, d'apprentissage machine et de fouille de données, ses travaux portent sur la philosophie computationnelle et sur l'éthique des technologies de l'information et de la communication. Président du comité d'éthique du CNRS (COMETS), il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont le précurseur L'Âme machine (Seuil, 1990).

Il a été membre du comité d'éthique du CNRS (COMETS) à partir de 2011 avant d'en assumer la présidence jusqu'en 2021. Il est aujourd'hui membre sénior de l'Institut Universiatire de France, membre du Comité National Pilote d'Éthique du Numérique (CNPEN), président du comité d'orientation du Cycle des Hautes Études de la Culture (CHEC) et président de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences (AFAS). Il est président du Conseil éthique et déontologique de l'IEA et a été parrain de la promotion de fellows 2024-2025.

Présentation du cycle

On entend de manière récurrente que « nous vivons une époque de rupture(s) » ou que « nous vivons une époque de transition », expressions qui tendent à remplacer ce qui prévalait encore il y a deux ou trois ans. Or ces deux mouvements sont simultanément visibles : ils se complètent et parfois s’entrechoquent.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, sur le perron de Matignon, avait déclaré le 10 septembre dernier : « Il va falloir des ruptures, et pas que sur la forme, et pas que dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond. » De son côté, le Premier ministre canadien Mark Carney, lors du Forum de Davos, commence son intervention par : « Nous sommes au cœur d'une rupture, pas d'une transition. ».

On voit ainsi que le concept de rupture, perçu par les peuples et les dirigeants comme espoir, menace ou vertige, irrigue profondément la réflexion sur notre époque. Christian Salmon, écrivain et chercheur, le qualifie même de « vraie rupture anthropologique ». En effet, l’inversion des valeurs et le travestissement de la réalité étendent cette rupture anthropologique à de nombreux domaines de nos vies, tant publiques que privées.

Organisé par Bettina Laville, présidente de l’IEA de Paris et Conseillère d’État honoraire, ce cycle de rencontres de quatre séances consacrées à l’analyse des transformations contemporaines. Il explore les notions de rupture et de transition, perçues à la fois comme des espoirs, des menaces ou des vertiges, et leur impact sur les valeurs, la société et la vie quotidienne. Les discussions s’appuieront sur des perspectives intellectuelles, politiques et anthropologiques pour comprendre les dynamiques profondes qui façonnent notre époque

Modalités pratiques 

Séances uniquement en présentiel à l'Institut d'études avancées de Paris (IEA de Paris, Salles des Gardes - 1er étage, Hôtel de Lauzun, 17 quai d'Anjou, 75004 Paris)

Entrée sur inscription obligatoire (formulaire d'inscription dédié pour chaque séance - places limitées).
Pour plus d'informations, contactez information@paris-iea.fr

Evénement complet : pour vous inscrire sur liste d'attente, veuillez contactez information@paris-iea.fr

Les inscriptions sont closes. Néanmoins l’entrée sera possible 5 minutes avant le début de l’événement en fonction du nombre de places disponibles.
15 Jui 2026 20:00
Oui
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