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Denis Walsh

Professeur
Université de Toronto
La capacité d’agir (agentivité) dans le monde naturel
01 septembre 2018 -
30 juin 2019
Philosophie
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Denis Walsh est professeur au sein du département de philosophie, de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et technologies, et du département d’écologie et de biologie de l’évolution de l’université de Toronto. Il a obtenu deux doctorats, l’un en biologie (université McGill), l’autre en philosophie (King’s College Londres). De 2005 à 2015, il a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada en philosophie et biologie. Parallèlement à l’université de Toronto, il a enseigné à la London School of Economics, à l’université d’Édimbourg, au Darmouth College et au MIT. Ses dernières publications incluent notamment Evolutionary Biology: Conceptual, Ethical and religious Issues (2014, Cambridge University Press, codirigé avec Paul Thompson), Organisms, Agency, and Evolution (2015, Cambridge University Press) et Challenging the Modern Synthesis: Adaptation, Inheritance, Development (2017, Oxford University Press, codirigé avec Philippe Huneman).

Sujets de recherche

Philosophie de la biologie ; philosophie des sciences ; métaphysique de l’évolution ; pluralité des explications scientifiques (mécanistiques, causales, statistiques, téléologiques) ; biologie aristotélicienne ; philosophie de l’esprit, en particulier théorie de l’action ; méta-éthique

La capacité d’agir (agentivité) dans le monde naturel

L’un des aspects les plus frappants du monde naturel est la prévalence de la capacité d’agir, ou agentivité. La capacité qu’ont les humains (en tant qu’agents cognitifs et moraux) et les organismes (en tant qu’agents biologiques) à agir de manière à atteindre leurs objectifs structure la biosphère dans son ensemble. Pourtant, les sciences naturelles et les philosophies associées ne parviennent toujours pas à donner une explication satisfaisante de la nature de cette agentivité. Dans la mesure où la capacité d’agir implique des objectifs, des normes et des mobiles, de nombreux chercheurs considèrent qu’elle dépasse le cadre des sciences naturelles. Ces dernières voient le monde comme un système de mécanismes régis par des lois, qui ne laisse aucune place à l’agentivité. Je défends l’idée qu’il est possible de rendre compte de cette notion d’agentivité (et de ses phénomènes connexes) dans la nature de façon exhaustive, mais que ce projet requiert une distanciation radicale par rapport au mécanisme fondationnaliste qui régit les sciences et la philosophie naturelle depuis plus de trois siècles. Mon projet avance l’hypothèse que la capacité d’agir est un phénomène « écologique » : un agent est un certain type de système tourné vers un but, intégré dans un « contexte écologique ». Ce contexte écologique est, quant à lui, un ensemble de conditions déterminantes pour l’accomplissement des objectifs du système, que celui-ci perçoit et auquel il réagit. Je propose d’étendre mon explication écologique de l’agentivité à trois domaines philosophiques : (i) la dynamique de l’évolution organique, (ii) la dynamique de l’agentivité humaine rationnelle (intentionnalité et action), et (iii) la dynamique de l’agentivité humaine sous l’angle moral.

Denis Walsh présente son projet de recherche à l'occasion du séminaire interne hebdomadaire
25 Sep 2018 10:00 -
25 Sep 2018 13:00,
Paris :
La capacité d’agir (agentivité) dans le monde naturel

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