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Hakan Seckinelgin

Professeur associé
London School of Economics
Des mémoires oublieuses : la grammaire conceptuelle de l’oubli du génocide arménien en Turquie et ses implications pour les relations sociales
01 février 2019 -
30 juin 2019
Sociologie
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Hakan Seckinelgin est maître de conférences en politique sociale internationale dans le département de politique sociale de la London School of Economics and Political Science (LSE). Il a été chercheur invité à l’université de Corée et au Centre de recherches internationales de Sciences Po. Il est spécialisé dans plusieurs disciplines des sciences sociales. Il a signé de nombreuses publications sur les débats au sein de la société civile et les processus politiques internationaux relatifs au VIH/SIDA dans les pays en développement. Il utilise les débats autour de la société civile et du militantisme comme point d’entrée pour ses travaux. Son dernier livre, Politics of Global AIDS: Institutionalization of Solidarity, Exclusion of Context est paru chez Springer en 2017. Il est directeur du Journal of Civil Society.

Sujets de recherche

Société civile ; ONG ; théorie politique ; philosophie de la connaissance ; politique sociale ; genre ; mémoire et action ; conflit ; justice distributive ; organisations internationales ; VIH/SIDA ; preuves ; Afrique subsaharienne ; Turquie

Des mémoires oublieuses : la grammaire conceptuelle de l’oubli du génocide arménien en Turquie et ses implications pour les relations sociales

Mon projet porte sur la question de l’impact de la mémoire publique sur le présent. Comment façonne-t-elle les relations sociales et affecte-t-elle la politique ? Je m’intéresse à la structure conceptuelle régissant la façon dont les personnes s’appréhendent les unes les autres à l’époque actuelle. J’étudie le cas particulier de la mémoire publique par le prisme de la problématique suivante : quelle est la signification du génocide arménien de 1915 pour le peuple turc aujourd’hui, et quelles en sont les implications pour les relations sociopolitiques au sein du pays ? Je place la mémoire publique au cœur de mon analyse, car c’est au travers de processus publics qu’une vision du passé se forme, est reproduite et est utilisée comme critère pour déterminer qui a sa place ou non dans la société. Ce projet a deux objectifs : a) comprendre la façon dont la société turque actuelle se rappelle et appréhende les événements de 1915, et b) analyser les sources de cette vision et la manière dont les réactions au débat sur le génocide se sont développées. J’avance ici l’idée que le mécanisme de ce qui est publiquement remémoré ou oublié agit comme un censeur cognitif définissant ce qui peut ou non être discuté et utilisé comme base pour l’élaboration de jugements moraux.

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2018-2019
Époque contemporaine (1789-...)
Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient