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Jonathan Glasser

Professeur associé
Université William & Mary
L'intimité musicale entre juifs et musulmans en Algérie et en France
01 septembre 2019 -
30 juin 2020
Anthropologie sociale et ethnologie
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Jonathan Glasser est professeur associé d'anthropologie à l'université William & Mary et membre du programme d'études sur l'Asie et le Moyen-Orient. Ses recherches ethnographiques et archivistiques ont reçu le soutien de la Fondation Wenner-Gren, de l'Institute of International Education (Fulbright) et de l'American Institute for Maghrib Studies. Ses articles ont été publiés dans American Ethnologist, International Journal of Middle East Studies et Anthropological Quarterly. Son premier livre, Le Paradis perdu : Andalusi Music in Urban North Africa (University of Chicago Press, 2016) a reçu le prix international de musicologie "Mahmoud Guettat" du ministère tunisien des Affaires culturelles ainsi que le prix du livre L. Carl Brown du American Institute for Maghrib Studies.

Sujets de recherche

Relations judéo-musulmanes, Algérie, France, Maghreb moderne et ancien, musique, poésie, performance, intimité, parenté, sacré et profane, laïcité, voix, anthropologie de l'Islam, anthropologie des juifs et du judaïsme, politique de la reconnaissance, sémiotique.

L'intimité musicale entre juifs et musulmans en Algérie et en France

Ce projet de recherche se propose de questionner ce que la musique peut nous apprendre sur les relations entre juifs et musulmans en Algérie, en France et au-delà dans l'ère moderne. Au lendemain du départ des communautés juives pour la France après l'indépendance de l'Algérie en 1962, la spécialisation historique des juifs dans la musique a été présentée comme un symbole de l'intimité judéo-musulmane et de l'appartenance juive au tissu social nord-africain, et comme une indication que des relations intercommunautaires positives sont possibles en France. Ainsi, la musique s'est souvent opposée aux notions de rivalité judéo-musulmane primordiale et d'extranéité juive à l'égard de l'Algérie. Cependant, les ethnomusicologues ont souligné que dans de nombreuses sociétés, la profession de musicien professionnel est une profession de statut inférieur, parfois réservée aux membres de populations minoritaires relativement impuissantes. Peut-on concilier l'idée de la musique comme signe d'intimité et d'appartenance avec l'idée qu'elle représente la hiérarchie et l'étrangeté ? Qu'est-ce que cela signifie pour les efforts visant à mettre la musique au service de la réconciliation ? Et comment les théories anthropologiques de parenté et d'affinité peuvent-elles aider à résoudre ces problèmes ? Ce projet tente de répondre à ces questions en combinant la recherche ethnographique en Algérie et en France avec la recherche archivistique impliquant des enregistrements, des documents imprimés et des manuscrits en français, arabe et hébreu.

20605
2019-2020
Époque contemporaine (1789-...)
Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient