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Michael Jonik

Maître de conférences
Université du Sussex
Anarchistes, scientifiques, amants et escrocs : le risque dans les romans du XIXe siècle
01 octobre 2018 -
30 juin 2019
Littératures
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Michael Jonik enseigne la littérature américaine et la théorie critique contemporaine à l’université du Sussex. Il a été auparavant chercheur invité à la Society for the Humanities de l’université Cornell. Il a obtenu plusieurs bourses du gouvernement espagnol, de l’Arts and Humanities Research Council du Royaume-Uni et du Leverhulme Trust. Il est membre fondateur de la British Association of Nineteenth-Century Americanists (BrANCA) et rédacteur en chef des comptes rendus et des numéros hors-série de la revue Textual Practice. Il est l’auteur de Herman Melville and the Politics of the Inhuman (Cambridge University Press 2018) et publie régulièrement sur la littérature américaine antérieure à 1900, la philosophie continentale et l’histoire des sciences.

Sujets de recherche

Littérature et philosophie américaines des XVIIIe et XIXe siècles ; philosophie et théorie critique contemporaines en France et en Allemagne ; philosophie politique ; histoire des sciences ; Lumières transatlantiques ; histoire du roman ; théories de l’esprit, de la conscience et de la perception ; matérialité et forme ; risque et probabilité

Anarchistes, scientifiques, amants et escrocs : le risque dans les romans du XIXe siècle

Mon projet examinera l’émergence du risque systémique dans les romans américains, britanniques et européens du XIXe siècle. Plus spécifiquement, au moyen d’une étude comparative de certains textes du XIXe siècle, j’étudierai comment la « pratique » du roman s’est développée à la faveur de changements de la perception du risque dans la culture populaire, philosophique et scientifique. Le roman rend compte de l’évolution perpétuelle de la valeur politique, affective et scientifique accordée au hasard, aux accidents, au danger ou à la chance au niveau des manifestations macro- et microsociales du risque. J’avancerai l’idée selon laquelle le roman peut permettre de déchiffrer l’« ontologie relationnelle » du risque, aussi bien à travers le prisme des collectivités humaines que de formes d’association qui incluent souvent des actants non humains. J’explorerai ainsi la façon dont des auteurs tels que Mary Shelley, Flaubert, Dostoïevski, Henry James, Tarde ou Conrad représentent le risque non seulement au travers des attentes ou des réactions des humains vis-à-vis de crises sociales ou écologiques, mais également au travers d’un ensemble complexe et interconnecté de forces humaines et non humaines, de réseaux et de causalités non linéaires. Les impératifs multiples et indéterminés de la virulence, du climat, de la révolution, du désir, des flux matériels et des forces physiques façonnent l’intrigue de ces romans et exposent leurs sujets humains à une vulnérabilité et à une interdépendance radicales qui interrogent les notions anthropocentriques relatives à la capacité d’agir de chacun.

Projet de recherche : "Anarchistes, scientifiques, amants et escrocs : le risque dans les romans du XIXe siècle"
18050
2018-2019
Époque contemporaine (1789-...)
Monde ou sans région